Avatar
Le film de l’année, sorti le 16 décembre dernier, et toujours pas vu. Enfin tout du moins à la même heure la semaine dernière. Non pas que j’ai décidé de l’ignorer, juste que je n’étais pas à Paris au moment de sa sortie et que je n’avais pas particulièrement envie de faire la queue pour avoir une place. Et puis samedi au détour d’un twitt je découvre que des potes y vont au MK2 Odéon, l’occasion parfaite de s’incruster. Plus qu’à faire la queue deux fois (et oui chez MK2 on peut pas réserver avec la carte UGC, ni prendre sa place plus d’une heure à l’avance…) et payer 3€ de supplément pour les lunettes 3D et j’y suis enfin.

Malgré sa paralysie, Jake Sully, un ancien marine immobilisé dans un fauteuil roulant, est resté un combattant au plus profond de son être. Il est recruté pour se rendre à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Les humains y ont créé le programme Avatar, qui permet à un « pilote » humain de lier son esprit à un avatar, un hybride créé génétiquement en croisant l’ADN humain avec celui des Na’vi, les autochtones de Pandora.
Sous sa forme d’avatar, Jake peut de nouveau marcher. On lui confie une mission d’infiltration auprès des Na’vi, devenus un obstacle trop conséquent à l’exploitation du précieux minerai. Mais tout va changer lorsque Neytiri, une très belle Na’vi, sauve la vie de Jake…
Paf ! Mais quelle claque ! J’avais déjà eu l’occasion de voir des films en 3D et franchement je n’étais pas convaincu, la technologie n’apportait pas vraiment grand chose à l’ambiance. Il faut croire que James Cameron n’était pas plus convaincu puisqu’il a claqué un max de dollars afin de révolutionner la 3D. Et franchement aucun doute, cette fois la technologie permet une vraie immersion dans l’univers de Pandora. On découvre ce monde étrange en même temps que le héros, on partage ses pas, on s’émerveille à ses côtés. Et des raisons de s’émerveiller il y en a, dans pratiquement toutes les images d’extérieurs, que ce soit des plans rapprochés sur la faune et la flore que sur ceux beaucoup, beaucoup plus larges vus du ciel… Aucun doute sur la question, Avatar est une merveille visuelle.

Le scénario lui est plus compliqué à juger. En effet la trame est déjà vue, un joli mélange de « Pocahontas » et « Danse avec les loups ». On peut trouver ça peu original, même si pour moi l’essentiel est que le spectateur reste embarqué dans l’histoire, et que j’y étais pleinement. Mais cela reprend surtout un thème maître de nos Histoires, notre capacité de mépriser, détruire et massacrer ce que nous ne comprenons pas, ce qui ne nous ressemble pas. Alors oui le peuple amérindien est clairement l’inspiration des Na’vi, des êtres vivant en harmonie avec la Nature qui les abrite ; mais la projection de ce sujet dans de la science-fiction nous permet de nous re-poser une question pas si bête au final. A-t-on tiré les leçons des massacres passés bases de nos civilisations modernes ? Derrière un scénario assez simple apparaît donc une réflexion toujours utile. Et encore je ne vous ai pas parlé de respect de la nature et de l’environnement ici.
Au final Avatar est un très bon moment et on a envie d’en voir plus ; la suite est déjà prévue (même si on a un peu de mal à voir ce qu’il reste à raconter tant celui-ci est dense) et la techno permettant de telles images devrait bientôt se retrouver dans un tas de films hollywoodiens, pour l’avènement programmé de la 3D.








