Sherlock Holmes : la piste est encore fraîche
Une campagne de promo massive, des stars et une franchise de légende : bienvenue dans un blockbuster ! Et du genre attendu même, porté par un beau succès critique. La question de voir ou pas Sherlock Holmes ne se posait pas vraiment ; celle d’aller en salle ou de se contenter du divx téléchargé il y a quelques semaines, déjà plus. Mais après avoir attendu la sortie française, autant profiter des conditions optimales, surtout après les premiers retours sur la qualité des images. Me voilà donc dans une salle d’Odéon un dimanche après-midi.

Aucune énigme ne résiste longtemps à Sherlock Holmes… Flanqué de son fidèle ami le Docteur John Watson, l’intrépide et légendaire détective traque sans relâche les criminels de tous poils. Ses armes : un sens aigu de l’observation et de la déduction, une érudition et une curiosité tous azimuts; accessoirement, une droite redoutable… Mais une menace sans précédent plane aujourd’hui sur Londres – et c’est exactement le genre de challenge dont notre homme a besoin pour ne pas sombrer dans l’ennui et la mélancolie.
Après qu’une série de meurtres rituels a ensanglanté Londres, Holmes et Watson réussissent à intercepter le coupable : Lord Blackwood. A l’approche de son éxécution, ce sinistre adepte de la magie noire annonce qu’il reviendra du royaume des morts pour exercer la plus terrible des vengeances.
Très peu lu ou vu de Sherlock Holmes mais comme beaucoup j’en avais gardé l’image d’un vieux détective très ingénieux mais pas vraiment le matériel idéal d’une superproduction. Alors forcément quand le casting est sorti, la présence de Robert Downey Jr dans le rôle titre a surpris, lui dont la carrière a explosé avec « Iron Man » ; et celle de Jude Law à ses côtés a définitivement brouillé les pistes. Et oui retour aux sources de Sir Arthur Conan Doyle avec un duo Holmes-Watson ne reculant jamais devant une petite bagarre. Ouf nous voilà rassurés, on ne va pas s’ennuyer ! Et de l’action, des bastons et autres explosions, vous en voulez, vous en aurez ! Mais pas trop non plus, juste assez, juste ce qu’il faut. Et largement aussi ce qu’il faut de scénario autour pour ne pas ressortir de la projection avec l’impression de vide parfois ressentie sur certaines superproductions.

Ces deux heures de divertissement sont préparées par le souvent parfait Guy Ritchie (oublions « A la dérive » s’il vous plaît…) et servies par de très bons acteurs, avec Mark Strong et Rachel McAdams aux côtés du duo principal. Sans oublier la sublime Kelly Reilly ; mais si vous savez l’anglaise de « L’Auberge Espagnole » et splendide rousse des « Poupées Russes » ; définitivement amoureux… J’en parlais dans l’intro, on m’avait vanté les images et on avait bien raison ; elles sont tout simplement magnifiques. L’ambiance dégagée de ce Londres de la fin du 19ème siècle participe pleinement à la réussite du film. Tous ces éléments combinés nous permettent de pardonner quelques facilités et rapidités dans le scénario. Le coeur de l’énigme est survolé un peu trop vite à mon goût, peut-être n’y avait-il pas d’intérêt à en dire plus, sûrement cela aurait-il ralenti le rythme, mais je ne peux pas m’empêcher de penser que sans, on manque quelque-chose. De même la résolution finale du mystère principal est bien décevante, ça n’aurait déjà pas été original à l’époque de Doyle, ça l’est encore moins de nos jours.

Sans ces quelques points noirs, Sherlock Holmes aurait pu passer la barre supérieure mais il n’en reste pas moins un très bon divertissement et un très bon film en général et il serait dommage de passer à côté. Après tout il fallait bien qu’ils en gardent un peu sous le pied pour la suite déjà en pré-production…








