Dollhouse
La petite pépite Dollhouse n’aura pas survécu bien longtemps, une petite année, deux saisons et puis s’en va, victime d’audiences trop faibles. Le dernier épisode a été diffusé il y’a 10 jours aux US, laissant les fans un petit peu sur leur faim. Mais avant de vous en dire plus, une petite présentation s’impose, la série n’ayant pas encore atteint nos chaînes de la TNT.

Au sein d’une organisation secrète, des hommes et des femmes sont programmés pour remplir des missions spécifiques, d’ordre romantique ou physique. A chaque nouveau contrat leur sont affectées une nouvelle personnalité, des capacités et des mémoires différentes. Après chaque mission, leurs souvenirs sont effacés et ils retournent au laboratoire secret nommé Dollhouse.
Dollhouse a été accompagnée par un joli buzz lors de son lancement : un pitch novateur porté par le papa de Buffy et du Dr Horrible, Joss Whedon ; les fans attendaient avec impatience le pilote. Et pourtant la série n’aura finalement jamais trouvé son public, ou plutôt si, mais justement pas en assez grand nombre pour survivre sur un network comme la Fox. Et la construction du scénario semble en avoir elle-même pâti. Dollhouse a en effet débuté comme une série aux épisodes plutôt indépendants avec différentes missions d’Echo, le personnage principal interprété par Eliza Dushku, tout en distillant un élément dramatique sous-jacent à travers l’enquête d’un agent du FBI sur la très secrète dollhouse ; le parfait cocktail pour faire vivre une série de nombreuses années si le public suit. Et puis soudain l’histoire s’accélère vers la fin de la première saison et tout au long de la seconde. Le rythme trop inégal des épisodes a sans aucun doute empêché le développement narratif qu’aurait mérité cette série, et la saison 2 apparaît bien trop souvent brouillonne jusqu’à un final trop rapide mais ayant au moins le mérite de clôturer l’histoire.

Comme je vous le disais dans l’intro, Dollhouse laisse vraiment sur sa faim. Parce que derrière des développements narratifs trop rapides se trouve une mythologie complète. Difficile de vous expliquer le pourquoi de cette mythologie sans vous dévoiler la fin de la série (et donc vous gâcher le plaisir) mais l’impression est là ; les possibilités de ce monde et de ces dolls étaient immenses et on aurait aimé une exploitation plus en profondeur. C’est peut-être bien là la force de Joss Whedon, comme il l’avait fait pour Buffy, il ne se contente pas de raconter l’histoire de son personnage principal, il crée le monde qui l’accompagne ; si bien qu’on a pas vraiment envie de le quitter.
Si Dollhouse pêche dans le schéma narratif global, l’univers créé offre une toute autre attractivité ; il faut s’accrocher à travers les épisodes mais la récompense est au bout. Et la fin ne nous donne qu’envie d’en voir plus, un peu comme une autre série à l’univers décalé et qui n’aura eu qu’une trop courte vie, la désormais cultissime Dark Angel. Souhaitons la même postérité à Dollhouse.









le 8 février 2010, 16:12
je suis trop à la ramasse… je pensais pas qu’ils allaient terminer la saison 2… mais zut! elle était pas si mal cette petite série :(