Un réveillon avec Camille
Un soir de réveillon, une organisation à la dernière minute, quelques textos et me voilà dans la queue du théâtre du Splendid pour un rendez-vous avec Camille. Je ne vais jamais au théâtre, pas un vrai « jamais » mais tout de même assez proche ; pas de peur du rideau rouge ou des balcons, juste pas une habitude (mais je vais essayer de m’y mettre cette année). Toujours est-il que j’étais là, assis dans la salle du Splendid, entre A. et C. quand les lumières se sont éteintes.

Vous avez deux mots à dire à votre banquier ? à votre mec ? à votre mère ou aux flics ? Camille Chamoux vous invite à une démonstration de « résistance en milieu urbain », discipline sportive, enjouée et explosive.
Franchement j’ai eu peur. Après tout j’étais là presque par hasard, je ne la connaissais même pas Camille (oui on s’appelle par nos prénoms maintenant… enfin surtout moi…), et puis le début n’était pas immense. Heureusement c’est là qu’elle s’est décidée à nous raconter sa vie, son mec accroc aux jeux-vidéos avec qui la communication est parfaite, la recherche d’un appartement splendide, les rencontres en ligne, son meilleur ami gay, le métro, sa mère, sa proprio Mme Pilier, et les autres, et le reste… Et on rit. On rit parce qu’elle raconte aussi un peu (beaucoup ?) notre vie de jeunes parisiens ; on rit parce qu’on reconnaît des morceaux racontés par des copines ; on rit comme si c’était une amie qui nous racontait ses dernières péripéties.

L’heure et demie de show a quand même ses petits trous, ses passages pas aussi bien écrits, mais rien de vraiment gênant, et le talent d’interprète rattrape tout. Au final, on est heureux de ces moments passés ensemble et on va attendre son retour (le Splendid se terminait le 2 janvier), sur les planches ou ailleurs. C’est qu’on la reverrait bien Camille, pour un nouveau spectacle ou pour un verre.








