Le SIDA ne passera pas par moi !
Cette campagne des années 90 comme titre de cet article parce que rien n’a malheureusement changé dans la guerre contre la transmission du virus depuis cette époque là. Je suis d’une génération qui n’aura jamais vécu sans le SIDA, pour laquelle on pourrait penser que le préservatif est entré dans les mœurs. Et pourtant le travail est loin d’être fini. Notre génération n’a pas souvenir des ravages visibles du SIDA, trop peu sont sensibilisés aux terribles dangers de cette maladie, et ça semble encore pire pour la génération suivante… Alors aujourd’hui on parle de ce fléau en quelques lignes parce que je suis comme vous, je n’y connais pas grand chose après tout.

Le Sida pour moi, c’était quelques émissions à la télé, des campagnes de communication régulières, certaines plus réussies que d’autres mais beaucoup qui ont marqué les esprits, et ce préservatif obligatoire. Le mot était passé, avant d’imaginer faire l’amour avec quelqu’un notre génération savait qu’il fallait se protéger (et on peut aussi remercier les séries américaines pour ados où se glisse toujours un message de prévention au détour d’un épisode). Mais le Sida c’était aussi cette maladie lointaine, dont on parle beaucoup mais qu’on ne voit jamais. Et puis la télévision et le cinéma ont fait leur œuvre ; Philadelphia m’a éveillé, Angels In America m’a effrayé, Les Témoins m’a replacé dans la réalité. Si ces productions traitent toutes des débuts de la maladie, elles montrent surtout, chacune à sa façon, la maladie dans ce qu’elle a de plus crue et la mort qui s’ensuit.
Aujourd’hui encore le Sida tue. On pourrait penser que la maladie est contenue, que des traitements permettent de vivre normalement, voire de la guérir ; on pourrait… on aurait tort. Mais c’est bien parce trop croient que le Sida est devenu banal, notamment dans notre génération et la suivante, que le combat doit continuer, qu’il ne faut pas arrêter d’en parler, que chacun doit faire ce qu’il peut. A l’heure où notre cher Pape dénigre le préservatif et où l’évêque d’Orléans se ridiculise, à l’heure où ils ne sont malheureusement pas les seuls sur cette ligne, le week-end dernier était l’occasion de parler du Sida sur tous les médias pour les 15 ans du Sidaction. Cette manifestation annuelle permet de récolter des fonds pour la recherche et l’aide aux associations ; et si vous voulez participer, les dons sont ouverts jusqu’au 11 avril en appelant le 110 ou en ligne sur Sidaction.org.
Et puisque le combat ne s’arrête jamais, le festival Solidays sera de retour en juin pour une 11ème édition toujours aussi riche. Ça se passe les 26, 27 et 28 juin à l’hippodrome de Longchamp, vous pourrez y retrouver de nombreux artistes mais aussi les assoces qui luttent quotidiennement contre le virus ; c’est d’ailleurs ce qui fait la magie du festival, on y va pour faire la fête et on se retrouve à une table ronde sur les difficultés de suivre un traitement. L’édition 2008 avait superbement fêté les 10 ans, la prochaine s’annonce déjà tout aussi folle avec les quelques noms déjà sortis du chapeau des organisateurs : NTM le vendredi soir mais aussi le « No Smocking Orchestra » d’Emir Kusturica, le duo électro Digitalism, The Tings Tings ou Groundnation. Les pass 3 jours seront en vente le 7 avril pour 35€ et ça va sûrement partir très vite (une semaine l’année dernière) alors n’hésitez pas ! Ca reparlera sans aucun doute Solidays dans ces pages d’ici à juin, mais si vous voulez suivre l’actu du festival au plus près, le site et le blog devraient bientôt être mis à jour, un groupe Facebook vous attend et pour les plus geeks d’entre vous, un compte twitter est dispo.

Et avant de vous laisser tranquilles, n’oubliez pas que le Sida est toujours là, alors parlez en autour de vous, soutenez la recherche et les assoces, et surtout comme toujours, sortez couverts !










le 27 mars 2009, 17:15
« l’évêque d’Orléans se ridiculise » pointe vers sidaction.org, c’est normal?
le 27 mars 2009, 17:34
Nope, c’est réparé. Merci de me l’avoir fait remarquer.