Obama président !
Quoi ? Vous ne saviez pas ? Et bien vous avez bien fait de passer par ici aujourd’hui alors !
Je devais vous parler de cette campagne et finalement rien. Et pourtant ce n’est pas faute de l’avoir suivi cet Obama. Depuis ce 1er article de Time suivant son discours à la convention démocrate de 2004 qui me l’a fait découvrir. Jusqu’à cette nuit du 4 novembre couronnant un parcours mémorable. En passant par l’annonce de sa candidature, le début de la campagne, la première nuit blanche à suivre la primaire de l’Iowa et la victoire, les autres nuits blanches et victoires qui ont suivi, les discours enflammés et pleins d’espoir, l’impression que rien ne pouvait l’arrêter mais la crainte de voir Hillary puis McCain finalement l’emporter… Que d’émotions tout au long de cette année.

Alors comme tout le monde, j’aurai pondu mon article sur Obama. Mais ne pas le faire m’aurait manqué. Pour tout vous dire, j’étais parti pour ne faire que quelques lignes noyées dans une récap globale de ce mois de janvier, et me voilà avec un article complet. Tout a été dit sur Obama et si vous vous êtes intéressés à l’homme vous connaissez son enfance particulière, son parcours hors du commun, son choix du service public et même son coiffeur. Je ne vais pas vous faire l’affront de reprendre tout cela, de grandes plumes des meilleurs quotidiens et magazines tout autour du monde l’ont fait bien mieux que je ne pourrais l’imaginer. Ce que je ressens m’oblige à vous en parler tout de même.
Je parle de sentiments parce qu’Obama est de ces hommes politiques qui nous touchent aux tripes ; de ceux qui donnent une raison d’espérer ; de ceux qui engendrent une passion que vous voudriez transmettre à tous. Obama m’a donc fait rêver, espérer, comme ces millions d’américains qui l’ont suivi tout au long de cette route jusqu’à Pennsylvania Avenue. Beaucoup de mes proches ont eu à subir mon enthousiasme, mais vous voyez, au final ça valait le coup !

Ne vous méprenez pas, je ne voue pas un culte à Obama ; il occupe aujourd’hui la place la plus compliquée du monde dans une des périodes les plus sombres, et il est avant tout président des Etats-Unis (et en ce moment ça semble bien suffisant). Ce qui est bon pour les US ne l’est pas forcément pour le reste du monde et certaines décisions de la nouvelle administration pourraient nous coûter cher. Il a déjà commis des erreurs (et les a reconnues d’une manière peu orthodoxe) et il en commettra sûrement d’autres, mais on peut au moins attendre de sa part une intégrité d’esprit qui devrait le pousser à prendre des décisions pour l’ensemble et non pour une minorité.
Obama a déclenché un autre phénomène inattendu, la propension des hommes politiques français à se référer à lui. Une intervention radio/télé/presse écrite d’un politique sans citation de ce que fait Obama est devenue impossible. Cette référence est supposée justifier les décisions et propositions de nos dirigeants, dans tous les camps, comme l’adoubement d’une superstar, d’un sauveur. Mais un petit peu de sérieux ne serait pas de trop, la situation française n’est pas la situation américaine (encore heureux pour nous) et ces références d’un contexte très différent ne font que décrédibiliser les propos tenus (et ce n’est pas le moment). Désolé pour ce petit aparté mais ce coup de gueule me revient trop souvent pour que je ne vous le fasse pas partager.

Si on dit souvent que Rome ne s’est pas faite en un jour, Obama aura sans aucun doute, lui-aussi, besoin de temps. Mais s’il va au bout de ses idées et convictions, il pourrait laisser un pays complètement transformé prêt à redevenir un modèle pour le reste du monde.
Photos : différentes sources sur Flickr ; n’hésitez pas à parcourir la recherche Obama vous y trouverez des images sublimes








