On vote dimanche !
Il faut voter. Qui n’a pas entendu ça au cours de sa vie, dans ses cours d’Education Civique, dans la bouche de ses amis ou dans celle des politiques, sous-entendant « pour nous ». Et pourtant, élection après élection, les Français ne se déplacent pas en masse, loin de là même. A croire qu’ils se moquent du choix de leurs dirigeants, qu’il sont fatigués de ces politiques qui les ont trompés, trahis, depuis toutes ces années et qu’après tout la droite ou la gauche c’est la même chose. Alors élection après élection, les journalistes profitent de ces temps d’antenne – où ils connaissent déjà les résultats mais doivent se taire jusqu’à 20h – pour essayer de comprendre. Ils analysent, interrogent les Français et déplorent, avec les politiques déjà présents, les mauvais chiffres de la participation. Et élection après élection, rien ne change.

Mais que pourrait-on faire ? Il y’a quelques années, encore innocent, je vous aurais sans doute parlé des Etats-Unis, mais finalement là bas c’est même pire. Et pourtant les Américains ont plutôt tendance à s’impliquer dans leur vie locale. Et dans un pays où le parti vainqueur est souvent celui qui a le mieux réussi à mobiliser ses troupes, l’abstention n’est pas prise à la légère. Des mouvements pro-vote déploient des montagnes d’énergie, mais aussi de dollars, pour déplacer les électeurs ; des appels téléphoniques jusque dans la journée du vote au transport des votants de leur domicile à l’isoloir.












